Dimanche 31 Mai 2009


Jean Keuchkerian

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Matthieu 12,38-39
Jonas 3,1-5
Deutéronome 4,34-35
Josué 4,4
Exode 12,13

Le premier signe que Dieu place dans l’histoire de l’humanité est sur Caïn. Caïn, le meurtrier, a reçu un signe de Dieu pour ne pas être tué par les autres hommes.
Le deuxième signe en Genèse 4 est l’arc-en-ciel pour que les hommes se rappellent des promesses de Dieu. Il est important de se rappeler des promesses de Dieu dans l’épreuve. Dieu ne nous éprouve jamais au-delà de nos forces.
Nous voyageons avec les promesses de Dieu, pas dans notre intelligence mais dans nos entrailles, nos tripes. C’est ce qui nous garde en paix. L’alliance de Dieu est indéfectible. C’est comme cela que des personnes qui traversent des épreuves terribles peuvent rester en paix.
Dans le désert, Israël avait besoin de signes pour reconnaître Dieu. Quand Dieu nous sort d’affaire sur le plan physique, matériel ou spirituel, il est important de lui rendre gloire. Quand les 10 lépreux ont été guéris, seul un est venu pour dire merci. Souvent, nous nous attachons au don en oubliant le donateur. Nous nous réjouissons de parler en langues mais nous oublions de remercier celui qui nous l’a donné. Nous nous réjouissons de donner des paroles prophétiques qui en encouragent d’autres mais nous oublions celui qui nous donne la parole prophétique.

Dieu avait envoyé Jonas pour prophétiser à Ninive, pas pour prêcher. Ce matin, des prophéties ont été données : le but de ces prophéties n’est pas de montrer que notre église est charismatique mais que le Saint-Esprit puisse agir. Jonas a été un signe pour Ninive. Si nous n’entrons pas dans la foi dans la prophétie, nous passons à côté de ce que Dieu veut nous dire.

Lorsque les israélites sont entrés dans la terre promise, Josué a demandé d’ériger un monument en souvenir de la traversée du Jourdain. Plutôt que de discuter les matches en famille, discutons avec nos enfants de ce que Dieu fait dans nos vies. Quand on meurt, ce qui est important est de laisser une trace spirituelle. Quelle trace allons-nous laisser dans les vies ?
J’aurais aimé garder des traces de tout ce que Dieu a fait dans nos vies.

Le sang a aussi servi de signe lors de la dixième plaie d’Egypte, pour qu’elle ne touche pas les israélites. Nous avons encore besoin du sang de Jésus-Christ qui nous purifie de tout péché. Lorsque l’ennemi vient, mettons aussi du sang sur nos portes.
Apocalypse 12,10
Le Diable accuse jour et nuit les enfants de Dieu. Dans un procès, l’avocat général est payé pour accuser la personne jugée. L’accusateur des frères nous accuse en permanence devant Dieu et nous accuse les uns les autres.

Zacharie 2,1-4
Le diable ne peut pas tenir en nous accusant lorsque nous mettons le sang sur les linteaux de nos cœurs. Il est aussi là pour rappeler à Satan le jugement qui l’a cloué. Il est tellement facile de voir les défauts des autres et je refuse que l’on porte un jugement sur ma vie, ma famille car j’ai mis le sang sur les linteaux de mes portes.
L’homme spirituel juge de tout et n’est jugé par personne. Il faut réclamer au Seigneur le signe du sang mais nous sommes toute l’année dans la vie de l’esprit.
Nous devons être constamment alimentés par Dieu.

Genèse 17, 11
Colossiens 2,11

Le signe de l’alliance, c’est la circoncision : circoncision extérieure dans l’Ancien Testament, circoncision intérieure dans le Nouveau Testament. La circoncision est un dépouillement. Parfois, on assimile la chair au sexe, mais la chair se manifeste par de nombreux autres péchés : la médisance, la convoitise. La langue est enflammée du cours de la Géhenne qui était la vallée où on vidait les ordures à Jérusalem. Ceux qui ne sont pas enfants de Dieu vivront dans les ordures. Que notre langue soit enflammée du cours de l’Eden, pas du cours de la Géhenne. Notre langue va alors porter des fruits 12 fois par an.

Ezéchiel était lui-même un signe, comme Jonas a été un signe pour Ninive. C’est le seul exemple d’une parole prophétique qui a amené le salut à toute une ville.
En Matthieu 12,39, Jésus a donné Jonas en exemple. Nous sommes appelés à être des signes et des signaux. Quand quelqu’un est dans la peine, prions et attendons-nous à ce que Dieu nous parle. On prie parfois sur un sujet et Dieu parle sur d’autres. Etre un signe, c’est prendre du temps pour les autres.

Jésus lui-même fut un signe, signe de contradiction. Mais il va permettre à ses disciples d’être des signes qui vont amener des milliers à la conversion.

Soyons nous aussi des signes. Nous ne venons pas avec notre dignité propre mais avec notre désir d’être utilisés par Dieu comme un signe dans notre génération.

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