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Dimanche 28 Mars 2004
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Accepter d’être une source de bénédiction Néhémie 2,1-8 |
Nous vivons dans un monde qui connaît le pire de ses moments. Nous sommes dans un monde qui enlève toute joie d’y vivre. En Europe ou en Afrique, les problèmes sont différents mais le monde est en crise. Crise sociale, morale, spirituelle. Au niveau de l’AMI, nous disons que la lutte contre la pauvreté commence par la lutte contre le péché. C’est d’abord la libération du péché qui rend heureux. Y a-t-il aujourd’hui des hommes et des femmes prêts à se lever comme Néhémie pour reconstruire les murs ? Au Burkina, quand nous construisons, il faut commencer par construire un mur autour du jardin. Les problèmes de notre société d’aujourd’hui vient de ce que les murs sont tombés. Un des murs principaux de la vie sociale est la famille. Satan sait que s’il détruit la famille, il peut contrôler les vies de tous les membres de la famille. Quand il n’y a plus de mur, il n’y a plus de séparation. Une société sans murs est une société exposée à tous vents. Ce sont les murs qui nous donnent l’autonomie, qui indiquent les limites de notre propriété. Le chrétien ne doit pas être indifférent. Lorsque Néhémie a entendu le désastre de sa ville, il a été triste, malheureux et il ne s’est pas arrêté à avoir le cœur triste. L’église du XXIème siècle est pleine de personnes qui disent « cela ne me regarde pas ». Il y a des chrétiens qui ne font que se regarder eux-mêmes, qui sont égocentriques. La Parole de Dieu dit que nous sommes sauvés pour servir. Néhémie pouvait avoir beaucoup d’excuses pour dire « cela ne me regarde pas ». Il vivait bien, il avait des responsabilités mais cela ne rendait pas Néhémie heureux, il était concerné par la situation de Jérusalem. Nous ne devons pas être de ceux qui disent « cela ne me regarde pas ». Chacun de nous a reçu des talents que nous devons valoriser. Rappelez-vous de cet homme qui a enterré son talent. Ta vie doit être développée pour porter des fruits à la gloire de ton Dieu. C’est toi que le Seigneur appelle, c’est Dieu qui t’a appelé là où tu es, pour que tu fasses rayonner l’amour de Dieu autour de toi. Il t’a placé là pour être un canal par lequel d’autres personnes vont venir au Seigneur. Soyons concernés par l’état de notre société. Quand Néhémie a vu le besoin, ce besoin l’a poussé à agir. Il ne s‘est pas contenté de prier et pleurer, mais il est allé vers le roi afin de retourner à Jérusalem. Jésus a été un homme de prières mais aussi un homme d’action. Il est venu lui-même sur la terre pour que nous soyons sauvés. Pour être comme Néhémie, nous devons être comme Néhémie animés d’un esprit de sacrifice. Il faut un esprit de sacrifice pour que nous puissions reconstruire les murs de notre société. Néhémie n’a pas considéré sa position. Pour nous sauver, Jésus n’a pas considéré sa position. Il a accepté de mourir sur la croix. La croix était réservée aux esclaves, à ceux qui n’avaient pas de dignité. Jésus le fils de Dieu, le roi des rois, n’a pas considéré son honneur, la gloire qu’il avait et a accepté d’être traité comme un esclave. Néhémie a accepté de quitter sa position auprès du roi pour la reconstruction des murailles. Si Néhémie a pleuré, c’est parce que son cœur était attaché à Jérusalem. Jérusalem est la cité royale. Les parents de Néhémie y vivaient, c’est là qu’ils étaient enterrés. Notre cœur doit être attaché à la Jérusalem céleste et nous devons d’abord rechercher les choses d’en haut. Jérémie avait de l’amour pour sa patrie. Notre patrie est dans le ciel. Nous sommes des citoyens de la cité céleste. Je ne suis pas de ce monde et je suis prêt à tout moment à quitter ce monde. Il m’a sauvé pour vivre avec lui dans le ciel pour l’éternité. Un jour viendra où vous ne me verrez plus parce que Joany Bazemo partira pour vivre avec son Seigneur pour l’éternité. Et lorsqu’on s’attache à la Jérusalem céleste, on ne peut pas ne pas se sacrifier pour que ce royaume soit construit sur la terre. Chacun de nous doit être capable d’apporter quelqu’un au Seigneur. Nous sommes capables car Dieu nous a donné tous les atouts. Néhémie avait 1000 raisons d’avoir peur d’approcher du roi. Mais l’esprit de Dieu n’est pas un esprit de peur. Si notre cœur est attaché à Jérusalem, nous allons proclamer la bonne nouvelle et les difficultés ne nous empêcheront pas d’avancer. Néhémie n’a pas eu peur du changement. Il n’a pas eu peur du changement parce qu’il recherchait la gloire de Jérusalem. Il s’est donné totalement au service. Lorsqu’on a l’esprit de Néhémie, on s’engage personnellement. Néhémie n’a pas dit au peuple de bâtir mais lui-même avait la truelle et l’épée à la main. Le Seigneur ne voudrait pas que nous disions aux autres de faire des choses dans l’église. Dans l’église, le pasteur, les anciens, les diacres doivent être le premier à donner le bel exemple. Chaque chrétien est appelé à s’engager personnellement dans l’œuvre de Dieu. Néhémie s’est engagé à faire sa part sans regarder aux autres. Lorsqu’il s’est engagé, tout le peuple l’a suivi et en 52 jours, ils ont reconstruit les murs. Les grands réformateurs se sont levés et les gens les ont suivis. Jésus a dit que nous étions la lumière, pas la torche. Tout ce qui entoure une lampe est éclairé. Beaucoup de chrétiens ne sont que des panneaux indicateurs, qui ne vivent pas ce dont ils parlent. Le jour viendra où la réalité sera mise à jour. Néhémie s’est engagé parce qu’il voulait être cette lumière. Je voudrais vous encourager à vous engager personnellement dans la reconstruction de votre société. Revenons à la Bible, lisons la. La Bible nous parle directement. Chaque auteur a un vécu différent, alors que la Bible nous parle. Revenons à la prière. Recherchons la plénitude du Saint-Esprit,
car c’est par cette plénitude que nous serons capables d’affronter les
difficultés liés à la reconstruction des murs.
Je voudrais vous transmettre cette vérité divine « levons-nous
et soyons des bâtisseurs ». Dieu ne va jamais oublier votre œuvre.
Quand Néhémie prie, il demande à Dieu de se souvenir de lui. Dieu n’est
pas un dieu ingrat, il est reconnaissant et il n’oubliera pas ce que
vous avez fait. Si le salut de Dieu est gratuit, le « merci »
de Dieu n’est pas gratuit. Si certaines prières de chrétiens ne sont
pas exaucées, c’est qu’ils font ces prières pour leur propre convoitise.
Nous sommes aujourd’hui dans un monde de revendications. Beaucoup d’associations
se créent pour revendiquer des droits, mais si nous accomplissons notre
devoir, nous bénéficierons pleinement de nos droits. Quand j’ai demandé au Seigneur « que veux-tu que je fasse ? » il m’a répondu « prêche la parole ».
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