Le sermon sur la montagne (3)
Jean Keuchkerian
Etude biblique du 29 Mars 2000

Matthieu 5, 13-16 nous fait entrer après les béatitudes dans un enseignement plus concret de Jésus. Nous sommes le sel de la terre. C'est une réalité très forte, elle signifie que nous apportons au monde quelque chose de très important. Nous sommes le sel de la terre dans notre famille, dans notre travail ,…
En Marc 9,50-51, Jésus nous exhorte à avoir du sel en nous. Nous sommes chrétiens, nous sommes de Dieu et en même temps nous devons donner du sel, par nos œuvres. Nous devons être du sel et avoir du sel.
A l'époque de l'Ancien Testament, le sel était sous forme de pierre qui avait le goût de sel. La pierre qui avait le goût salé était trempée dans les aliments. Quand elle n'était plus salée, elle ne servait plus à rien. Le sel était aussi utilisé pour conserver les aliments. Nous sommes le sel de la terre en empêchant la corruption là où nous sommes. Si les gens savent que nous sommes chrétiens, ils ne diront pas et ne feront pas certaines choses e notre présence.
2 Thessaloniciens 2 , 3-8 dit que la venue de l'Antéchrist est retenue par celui qui l'empêche d'apparaître. Ce sont les chrétiens, l'église qui empêchent l'Antéchrist d'apparaître. Dans l'Ancien Testament, un calcul de la chronologie dans Genèse 5 entre la naissance de Mathusalem et son décès montre qu'il est mort l'année du déluge. Metuschélah était l'enfant d'Hénoc, prophète de Dieu d'après l'épître de Jude. Dieu a attendu le décès de Métuschélah ou Mathusalem pour juger la terre. Cela illustre la patience de Dieu.
D'après Lévitique 2 ,13 et les offrandes à l'Eternel devaient être recouvertes de sel en signe d'alliance. 2 Chroniques 13,5 dit que Dieu a donné à David la royauté à David par une alliance inviolable, en hébreu alliance de sel. Colossiens 4 ,6 nous exhorte à avoir des paroles assaisonnées de sel. Lorsque je communique aux gens des paroles pleines de sel, de grâce, je leur rappelle l'alliance de Dieu, l'amour de Dieu.
En Matthieu 5, 14 Jésus nous dit que nous sommes la lumière du monde. Jésus a dit de Lui-même qu'Il était la lumière. Tel Il est, tel nous sommes. Nous ne nous sentons parfois ni très brillant, ni très salé. Nous pouvons changer par la grâce de Dieu dans nos vies. Nous avons la possibilité de changer car nous avons en nous la nature de Jésus.
En Esaïe 60,1-5 Dieu est la lumière qui brille sur nous. En Esaïe 42,6 le serviteur de l'Eternel est appelé lumière des nations.
Matthieu 15, 14 et 15 parle de la lumière de la ville et de la lumière de la lampe. Le boisseau était un récipient pour mettre le blé. L'église est une ville où chaque chrétien est comme une maison éclairée. La lampe est très humble par rapport à la ville, mais toutes les lampes mises ensemble.
Le sel manifeste ce que je suis, la lumière que je fais briller, sont pour la gloire de Dieu. Pour tout ce que nous réussissons, rendons gloire à Dieu.
Matthieu 5,17-20 précise que Jésus n'est pas venu abolir la loi, mais il est venu pour délier les personnes de la loi. Personne ne doit être esclave de la loi, comme pouvaient l'être les pharisiens. Et paradoxalement, Jésus nous exhorte à avoir une justice supérieure à celle des pharisiens.
Galates 3 ,23-25 parle de la loi comme d'un pédagogue, d'un précepteur. Le précepteur enseignait l'enfant du maître. La loi nous enseigne sur le péché pour nous conduire à Christ. Si nous restons des chrétiens légalistes, nous n'arriverons jamais à Christ. On peut dire à quelqu'un " arrête de boire, de frapper,… ", la personne ne peut pas le faire car elle n'en a pas la force. Le but de la loi est d'avertir du danger du péché, mais elle nous amène aussi à Jésus. Le feu rouge est là pour me rappeler d'obéir, me rappeler aussi qu'il y a des voitures qui me croisent. La loi est une loi d'amour, les règles viennent du cœur de Dieu. Par exemple, se laver les mains paraît une règle dans l'Ancien Testament. La loi exhortait à se laver les mains après avoir touché des morts ou des malades. C'était une bonne précaution d'hygiène.
Matthieu 5,21-48 va illustrer comment dépasser la justice des pharisiens. Les versets 21 à 26 compare la loi et les préceptes donnés à son enseignement. Quand il dit " moi, je vous dis", il parle aux chrétiens. Il parle de la colère quand lka loi parle de colère, il parle du jugement de Dieu quand la loi parle du tribunal religieux des sanhédrins. Matthieu 7,28-29 nous montre comment la foule était frappée de l'autorité de l'enseignement de Jésus. Osée 6,6-8 nous montre que Dieu prend plaisir à la bonté plutôt qu'aux sacrifices. Pour les pharisiens, ce qui était important, c'était de pratiquer les devoirs religieux mais l'amour et la miséricorde doivent passer avant.
Quand nous prions, si nous savons que quelqu'un a quelque chose contre nous, allons chercher la réconciliation. La loi était faite pour redonner bonne conscience, et ce serait parfois plus facile d'acheter une bête et la sacrifier que d'aller régler soi-même le problème. Dieu peut nous aider dans cette démarche de miséricorde.
En Matthieu 5, 27-28, Jésus est bien plus exigeant que la loi. La loi condamne l'acte d'adultère, Jésus la convoitise. Attention, il n'est pas mal de trouver quelqu'un beau. Un pasteur disait que c'était lorsque l'on portait un deuxième regard sur une femme qu'il fallait faire attention. Convoitise n'est pas péché. Joseph a peut-être été tenté de coucher avec Potiphar mais il a fui plutôt que de pécher. Il y a des choses à combattre mais il y a aussi des choses à fuir.
Jacques 1,14 : la convoitise enfante le péché. Les deux sont différents. Une femme attirée par un homme peut être tentée de le séduire. Cette stratégie de séduction est un péché.

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