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Luc 8, 5-8 5 Un semeur sortit pour semer sa semence. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin: elle fut foulée aux pieds, et les oiseaux du ciel la mangèrent. 6 Une autre partie tomba sur le roc: quand elle fut levée, elle sécha, parce qu'elle n'avait point d'humidité. 7 Une autre partie tomba au milieu des épines: les épines crûrent avec elle, et l'étouffèrent. 8 Une autre partie tomba dans la bonne terre: quand elle fut levée, elle donna du fruit au centuple. Après avoir ainsi parlé, Jésus dit à haute voix: Que celui qui a des oreilles pour entendre entende! Jean
12:24
Il a fallu la mort et la résurrection de notre seigneur Jésus-Christ pour que la victoire sur le péché soit remportée. Le principe du passage par la mort précédant la résurrection est un principe général dans le monde spirituel. Le baptême d'eau en est le symbole dans la vie de chaque chrétien désireux de mourir à lui-même et de servir son Seigneur en nouveauté de vie. La parabole du semeur, complétée
par le verset de l'épître de Jean, illustre ce principe.
La semence tombée dans la bonne terre doit germer et lever avant
de porter du fruit. Tant que le germe est caché en terre, le grain
doit se vider de sa substance pour nourrir le germe. Une fois que la plante
a levée, elle va grandir et se nourrir de la bonne terre, boire
l'eau du ciel et pousser grâce à la chaleur du soleil. Pour pouvoir lever, la graine doit d'abord s'enfoncer dans la terre. Dans nos vies, cela veut dire accepter d'être planté par Dieu dans une ville, dans une église, dans un travail. Trop de chrétiens sont aujourd'hui en quête de l'endroit où eux-mêmes veulent être plantés. Rien n'est assez beau ou bien pour eux et ils sont des grains errants qui ne portent pas du fruit parce qu'ils n'ont pas laissé Dieu les planter. Or, c'est Dieu qui nous place là où il veut que nous portions du fruit. Une fois planté, le grain doit mourir et peu à peu laisser Dieu le vider de sa substance : cette mort à nous-mêmes, nos ambitions, nos projets est une sanctification indispensable. Nous n'en voyons pas trop nous-mêmes les fruits, mais souvent ceux qui nous entourent peuvent apprécier cette uvre de Dieu. En parallèle à cette oeuvre de sanctification, Dieu accomplit une uvre de résurrection. Au bout de quelques mois, ou de quelques années, quelque chose naît : une église, un ministère, un service, une entreprise, Cette chose naît dans notre cur avant de voir le jour sur la terre. Cela démarre toujours petit, comme une plante qui germe et déploie sa première feuille hors de terre. Il n'y a rien de spectaculaire, pourtant cela peut être le début d'une uvre immense. Nous sommes la seule limite à ce que Dieu veut et peut accomplir à travers nos vies. Combien d'uvres meurent parce que les principes qui ont gouverné à sa fragile naissance ont été oubliés lorsque l'uvre a grandi. Nous servons un Dieu extraordinaire, plein de projets passionnants pour nos vies. Sachons être à son service, à son écoute, respecter ses priorités et attendre Son temps.
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