émoignage
d'







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Je m'appelle Isabelle, j'ai 45 ans, je suis née dans le pays minier (charbon), dans le Nord de la France. Papa était ingénieur, ce qui m'a valu une enfance sécurisante au niveau matériel, de plus maman se consacrait uniquement à notre bien-être, s'agitait toute la journée pour que nous mangions bien et que la maison et les vêtements soient toujours propres, mais quand on voulait parler ou jouer avec elle, elle n'avait jamais le temps ; quant à mon père, il rentrait tard le soir pour s'asseoir à son bureau ou nous aider dans nos leçons. J'ai donc grandi dans une solitude malgré une soeur ainée de quatre ans et un frère plus jeune d'un an. Ma mère nous a souvent "montés" les uns contre les autres et la grande cassure s'est produite quand ma soeur est partie vivre chez notre grand mère, pour ses études dès la 6°, ne rentrant que les week-ends. J'avais une soif d'amour, d'attention
et de reconnaissance jamais étanchées, j'étais
souvent dans ma chambre seule ou au piano, dans un salon à
l'écart des autres pièces. C'est ainsi que j'ai glissé progressivement dans le monde des ténèbres, la nuit je rêvais souvent de la guerre ou bien ma mère se transformait en monstre cherchant à me détruire et je m'évanouissais dans mon rêve ; la journée, je prenais plaisir à me promener dans les cimetières et à "dévorer" des livres sur le nazisme ou la guerre... Je pleurais souvent, je ne dormais presque pas la nuit et j'avais, par moment, des idées suicidaires. Parfois la souffrance était si insupportable que je me faisais des entailles sur le corps, à la lame de rasoir, comme pour "sortir" le mal, ça me soulageait pour un temps. Ayant une piètre opinion de moi, j'ai commencé à donner mon corps à des hommes, pour avoir la sensation d'exister, de servir à quelque chose ; et puis dans ces moments là, au moins, je n'étais pas seule, ce succédané d'amour était mieux que rien ! Parallèlement, je rêvais du grand Amour, avec tout ce que cela représentait de beau, de pur, de propre ! ...Et puis ma soeur, revenant du Canada, m'a initié au "oui-ja", ce soit-disant "jeu inoffensif" où l'on interroge les esprits par l'intermédiaire d'une tablette en bois. Par ce "jeu" qui était devenu une passion, pratiqué jours et nuits, j'ai laissé les mauvais esprits entrer en moi, j'étais de plus en plus mal et je faisais du mal autour de moi, sans le vouloir... Dieu m'a toujours cherchée et m'a souventfait signe, mais les circonstances m'éloignaient de Lui : à 18 ans, j'ai vu le film "La Croix et le Poignard", un très beau film sur la guerre des gangs aux USA, où le chef de la bande, le "dur", finit par donner sa vie à Jésus. Mais je me suis faite violer peu de temps après en faisant du stop et cela m'a éloignée de Dieu, me rappelant que si j'avais un nom indien, ce serait : "celle-qui-n'est-pas-digne-d'être-aimée."
A 30 ans, Dieu m'a guidée en Auvergne, et c'est là que j'ai donné ma vie à Jésus : j'étais un soir chez un copain et en voyant la croix de Jésus sur un de ses murs, je me suis déchainée : j'ai commencé à m'énerver, puis à injurier ce copain parce qu'il croyait en Dieu, lui hurlant que Satan était mon maître et qu'il était plus fort que son Dieu. Je criais si fort que les policiers sont venus sonner à la porte. Lorsqu'ils sont partis, je devenais encore plus violente et le copain s'est mis à chercher dans l'annuaire les coordonnées d'un médecin, mais il est tombé sur la rubrique "chétiens évangéliques" , ne connaissant pas cette appellation, mais il a senti que c'était là qu'il fallait appeler. Une dame très gentille a décroché ( en plein milieu de la nuit), et après avoir compris ce qui se passait, a dit : "Passez la moi." Quand elle a commencé à prier, je l'ai d'abord traitée de tous les noms les plus orduriers de la terre, puis j'ai voulu jeter par terre le combiné, mais il restait "collé" à mon oreille. Alors tout en l'écoutant, je criais, je m'agitais, je jurais... puis je me suis calmée... et endormie. Le lendemain, comme promis, un jeune évangéliste est venu me parler de Jésus, j'avais très peur : je l'imaginais austère, en grande soutane noire, me faisant sermonts et reproches, mais il est arrivé en moto et en jean, la Bible sous le bras. Il m'a dit doucement que j'avais vécu ces tourments parce que j'avais jusque là vécu sans Dieu dans ma vie, sans son aide, sans son Amour, sans ses conseils, et que par son Amour si grand pour moi, il avait sacrifié sur la croix, son Fils unique Jésus-Christ, mort par amour pour moi, pour me purifier, me donner la vie éternelle par son pardon. Il m'a dit que si je voulais que ma vie change, devienne belle, il fallait que je demande pardon à Dieu d'avoir vécu éloignée de Lui, et que j'accepte sincèrement dans mon coeur, son Fils, Jésus-Christ. Il m'a laissé réflechir et le lendemain je l'ai rappelé, il m'a présenté son pasteur et son épouse qui ont prié pour moi. Au fur et à mesure qu'ils priaient et que je demandais pardon au Seigneur, tout ce qui m'avait salie, avilie, partait par le bas de mon corps, chassé par une puissance qui venait d'en haut, entrait par ma tête et me remplissait de bonheur, de douceur et de bien-être. J'ai beaucoup pleuré, puis je me suis sentie libre, légère : mon visage était détendu, lumineux ; non seulement Dieu avait comblé en un instant le puits profond du "manque d'amour" qui était en moi, mais en plus cet amour débordait de mon puits, coulait à flots, je pouvais en donner aux autres ! Comme c'était merveilleux ! Trois jours après, j'étais baptisée du Saint Esprit (parlé en langues de Dieu) et un mois plus tard, baptisée d'eau par immersion totale comme cela est demandé dans la Bible. Depuis, Dieu a pansé beaucoup de blessures dans mon coeur et dans mon corps (dorsalgies, déviation de la cloison nasale, tympan percé, migraines...) et a changé mon caractère pour que je sois plus patiente, plus avenante. Aujourd'hui, mon nom indien est : "celle-qui-est-digne-d'être-aimée." Au début, je croyais que ma vie allait être facile, toute tracée; mais en fait, quand on est chrétien, on traverse les mêmes difficultés que tout le monde, mais Dieu nous donne les clefs pour les surmonter, pour sortir toujours victorieux par sa grâce et son Amour... Dieu m'a donné deux fils, beaux, gentils et en bonne santé et tous deux très proches de Jésus, leur confident. Chaque jour, je m'émerveille de ce que Dieu fait dans ma vie et pour les personnes pour qui je prie. Il m'a donné aussi la faculté de pardonner sincèrement à ceux qui m'ont fait du mal. Alors, ma soeur, alors mon frère, alors lecteur de ce message, qu'attends-tu pour donner ta vie à Jésus, qu'attends-tu pour être libre et heureux ?
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