émoignage

J’ai grandi dans le Sud-Ouest. Quand j’étais enfant, j’allais dans une église par tradition mais déjà j’aimais Dieu sans le connaître. Pendant mon adolescence, je cherchais désespérément la vérité. A l’église, j’écoutais de tout mon cœur mais j’étais souvent déçu. En même temps, j’avais des angoisses, j’avais peur de ce qui allait se passer après la mort. Je n’étais pas épanouie malgré l’amour de mes parents et la réussite de mes études. J’ai poursuivi mes études à Strasbourg. Venant du Sud-Ouest, j’étais très dépaysée. Mes angoisses grandissaient, j’étais de plus en plus nerveuse, j’étais toujours en quête de la vérité. Un jour, à la sortie d’un restaurant universitaire, j’ai pris un prospectus dans ma poche. Ce tract était une invitation à un groupe d’études bibliques. Nous avons rencontré le responsable du groupe puis nous sommes allés au groupe de jeunes. Ce soir-là, j’ai été touchée par la sincérité des chants. Le message portait sur le thème « Etes-vous à l’écoute de Dieu ? ».

J’avais plein de questions et un soir j’ai donné ma vie à Dieu dans ma chambre.

Je ne comprenais pas que j’avais commis des péchés et j’ai continué de poser des questions au responsable du groupe de jeunes. J’ai demandé pardon à Dieu et j’ai été complètement délivrée de l’angoisse de la mort. Pendant trois jours, chaque fois que je priais, je pleurais. Une grande joie et une grande paix m’ont inondée. Moi qui fuyais les gens avant ma conversion, j’ai ressenti un amour nouveau pour eux.
J’ai eu tout de suite envie d’arrêter mes études pour faire une école biblique. Mais j’ai suivi le conseil que m’ont donné des personnes sages de finir mes études. J’ai ensuite entrepris une thèse et c’est à ce moment-là que Dieu m’a parlé en me disant que je le servirais hors de mon pays et auprès des enfants. Mais je ne savais pas où. Pendant la période où j’étais en thèse, j’ai eu beaucoup d’occasions de témoigner parmi les hydrauliciens. Un jour, Dieu m’a parlé par Job 22,24-25. Il m’a donné d’autres paroles : j’ai compris que je devais laisser ce qui était précieux pour moi car Il serait mon trésor. J’ai donc abandonné ma thèse à un moment où mon travail portait ses fruits et où des portes s’ouvraient au niveau professionnel. Dieu m’a donné une vision très précise pour Madagascar. Je n’avais aucune porte ouverte devant moi et j’ai quitté mon travail avec beaucoup de luttes. Dans ma famille, j’étais la fierté de mon père et quand je lui ai appris que je quittais mon travail, il a été très triste. Pendant 6 mois après avoir quitté mon travail, je suis resté dans l’expectative. Un jour où j’étais complètement désespéré, Dieu m’a rappelé une lettre qu’une amie m’avait envoyée où elle parlait de l’action de Jeunesse en Mission. J’ai fait une école de missionnaire en Suisse et les portes se sont ouvertes pour aller travailler à Madagascar. A la fin des études dans cette école, j’ai participé à une action d’évangélisation à Madagascar pendant trois semaines. Ce fut un choc de voir la pauvreté. Je sentais que j’étais à ma place. La porte s’est ouverte pour que je travaille dans un orphelinat pendant trois mois. C’était un test pour moi. L’équipe d’évangélisation est repartie et je me suis retrouvée seule L’orphelinat était en brousse, je ne pouvais aller en ville qu’une fois par mois. Sur les diapositives que j’avais vues, il n’y avait pas les odeurs, ni les animaux. Moi qui voulais être malgache jusqu’au bout des doigts, j’ai perdu mon romantisme missionnaire, mais je savais que j’étais à ma place.

Pendant les trois semaines d’évangélisation avec l’équipe de Jeunesse en Mission, j’avais été très souvent malade. Cependant, malgré ma faiblesse, je suis restée 12 ans et je veux louer Dieu parce que chaque jour, Il m’a secourue.

S.H.

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